samedi 4 janvier 2014

UN FROID À NE PAS METTRE UN ÂNE DEHORS!

Comme partout au Québec, un froid polaire a régné sur Port-au-Persil ces derniers jours. 
Moins 32°C la nuit et moins 25°C dans la journée.
Alors, nous avons dû mettre en place un plan d'urgence afin de ne pas retrouver nos braves ânes complètement congelés...
D'abord il a fallu protéger César et Garou qui partagent un abri extérieur : calfeutrer toutes les portes, boucher les trous, tapisser le sol d'un épais matelas de paille, fournir du foin à volonté et de l'eau tiède à boire. Malgré toutes ces précautions, très inquiets des conditions extrêmes que nos 2 braves garçons devaient subir, nous les avons surveillés toutes les 2 heures, de jour comme de nuit.


César ne quitte plus sa couverture.
César, plus frileux, a eu droit aussi à une couverture. D'un tempérament calme, il bouge assez peu et se refroidit vite. C'était sa première expérience de porter une couverture et il a de toute évidence apprécié cette aide précieuse. Il semble même très fier!


Garou, plus nerveux, s'est réchauffé en bougeant beaucoup!

Garou prend un peu le soleil.















Souffle chaud et froid glacial = âne vapeur!

Moins d'inquiétude pour tout le reste du troupeau qui bénéficie de conditions d'hébergement au top dans la grange. 

Au bout du troisième jour, il a enfin été possible de tous les sortir un peu. Malgré une température accrochée à moins 20°C, ils ont pleinement apprécié le lumineux soleil qui réchauffait les coeurs à défaut de réchauffer les corps!



En voyant toutes les précautions que nous avons prises et l'énergie déployée pour éviter à nos ânes de souffrir du froid, j'ai inévitablement pensé à tous les animaux et particulièrement aux ânes qui vivent en permanence dehors et parfois sans abri. Je me suis demandée si tous les propriétaires avaient bien pris les mesures nécessaires à la survie de leurs animaux. Occupés par les réjouissances du Nouvel An, ont-ils suffisamment pris soin de leurs protégés? 
Pour eux, pas de chaufferette, ni de poêle à bois, pas de cafetière, ni de bol de soupe chaude pour trouver énergie et réconfort. Lorsqu'ils dépendent de nous, nous devons adapter nos soins à leurs besoins et dans des conditions climatiques aussi extrêmes, il faut augmenter l'apport calorique de leur alimentation et maintenir l'apport en eau pour lutter contre la déshydratation.
Combien d'animaux auront certainement rêvé d'avoir un abri, de la nourriture et de l'eau tiède à volonté pour lutter contre ce froid intense?

Ah, si les ânes pouvaient parler et écrire ...!











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